Après-midi de débat politique du mois de juillet

: 31 juillet 2019  

REMISE A PLAT DES SALAIRES DES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE

 «Le débat du mois» organisé mensuellement par le Centre international de formation politique Kwame N’Krumah  (CIFP-KN) a eu lieu pour le compte de ce mois de juillet le jeudi 4 juillet 2019 dans les locaux du Centre. Le débat a concerné le thème relatif à « La rationalisation du système de rémunération des agents publics ». Thème animé par le Directeur de cabinet du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, M. Jean-Marie SOMPOUGDOU

A la demande des fonctionnaires membres des secteurs structurés du Mouvement du peuple pour le progrès, (MPP) des départements ministériels et institutions, le Directeur de cabinet du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Jean-Marie SOMPOUGDOU a largement échangé avec les participants sur la remise à plat des salaires des agents de la Fonction Publique d’Etat.

Ces séries de formations idéologiques et politiques s’inscrivent (rappelons-le) sous le module ; « L’APRES MIDI DE DEBAT POLITIQUE », organisé mensuellement par le Centre international de formation politique Kwamé N’Krumah (CIFP-KN). Ce débat du mois a permis au conférencier d’échanger longuement sur la politique du gouvernement en matière de Fonction publique, Travail et Protection sociale. Au cours de sa communication, le Directeur de cabinet s’est appesanti sur l’état des lieux de la masse salariale des agents de la Fonction publique d’Etat, avant la Conférence nationale sur la rationalisation des rémunérations des agents publics de l’Etat de juin 2018. Il est ressorti des échanges que suite aux revendications corporatistes pour les statuts particuliers des Professeurs d’universités en 2010, des policiers en 2012 et des douaniers en 2015, la masse salariale des agents publiques a vertigineusement atteint les 200 Milliards de FCFA à partir de 2015.

Un accroissement inquiétant  qui a largement dépassé le ratio communautaire de l’UEMOA qui est de 35%.  Alors qu’en 2016, selon le conférencier Jean –Marie SOMPOUGDOU, la masse salariale versée aux Fonctionnaires Burkinabè est de l’ordre de 52% du budget de l’Etat pour moins de 200.000 fonctionnaires que compte la fonction publique burkinabè. Une situation qui dépasse la soutenabilité de la dépense publique de notre pays. D’où la nécessité de la remise à plat de tous les salaires, décidée par le Chef de l’Etat, Roch Marc Christian KABORE. De l’avis du Directeur de cabinet du Ministre de la Fonction publique, à ce jour le travail technique pour la remise à plat des salaires pour plus d’équité et de justice sociale est presque achevé. Malheureusement les partenaires sociaux mus par une mauvaise foi empêchent son opérationnalisation. Mais qu’à cela ne tienne tôt ou tard ce projet salvateur verra le jour.