Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé

: 27 novembre 2018  

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a échangé avec les opérateurs économiques sur le thème central du cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé. Les acteurs ont fait des propositions pour améliorer le secteur de la transformation industrielle et artisanale au Burkina.

Après la cérémonie d’ouverture suivie de la visite des stands, les travaux de la rencontre entre l’Etat et les acteurs du secteur privé ont aussitôt démarré. Ce premier cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé, porte sur le thème : « Secteur privé et défis de la transformation industrielle et artisanale ». Plusieurs communications ont été présentées au cours des échanges entre les acteurs du domaine et le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Les différents panélistes ont fait l’état des lieux de la transformation industrielle et artisanale au Burkina.

Ils ont mis en exergue les contraintes de la transformation industrielle et artisanale et ont fait des propositions pour que ce secteur puisse jouer efficacement son rôle de moteur de développement économique du Burkina. Selon le représentant de la Chambre des métiers du Burkina, Albert Tiemtoré, le secteur de l’artisanat contribue pour près de 30% au Produit intérieur brut (PIB) et emploie environ 2 millions de personnes. Ce secteur reste cependant confronté à ses dires, à la contrefaçon, à l’envahissement des produits étrangers et au coût élevé des facteurs de production. M Tiemtoré propose alors d’améliorer les méthodes de production, de renforcer les capacités techniques des producteurs et d’instituer une journée nationale de l’artisanat. Les autres pistes proposées par le Conseil national du patronat burkinabè et la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina pour améliorer la transformation industrielle et artisanale porte sur le renforcement des investissements dans le secteur industriel et dans les agropoles, l’adoption d’une fiscalité adaptée à la transformation industrielle. Les représentants de ces structures ont aussi préconisé la mise en place d’une centrale d’achat des produits de grande consommation et la prise de mesures pour faciliter l’accès des acteurs aux sources de financement.

Les participants à la rencontre ont à leur tour dénoncé les fraudes, la concurrence déloyale entre grossistes et détaillants, la mévente des huiles et le manque d’accompagnement. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a souligné que dans le domaine de la concurrence déloyale, des mesures sont prises pour que les grossistes restent dans leurs domaines et des travailleurs de l’Etat ne soient pas en même temps fonctionnaires et chefs d’entreprises. En outre, a souligné le ministre Kaboré, des dispositions ont été prises pour enlever les huiles invendues et arrêter l’importation des huiles, d’une part. D’autre part, des mesures pour encourager la consommation des produits locaux sont envisagées, à en croire le ministre du Commerce, qui a exhorté à l’instar du Premier ministre, les Burkinabè à consommer ce qu’ils produisent. Les autres membres du gouvernement présents à la rencontre ont entretenu les participants sur les actions entreprises par leurs départements respectifs, pour booster la transformation industrielle et artisanale au Burkina.

 

Adaman DRABO/SIDWAYA