Ancien ministre de la Santé et actuellement conseiller spécial du Président du Faso, en charge des questions de développement du capital humain, Nicolas Méda retient que le principal défi est de faire triompher le candidat Roch Marc Christian Kaboré à la présidentielle.
« Nous avons un bilan qui est très positif, nous avons un homme d’Etat et nous avons des propositions claires que nous ferons pour changer la vie des populations du Ioba. Le deuxième défi sera de remporter les deux sièges de député à l’Assemblée nationale, car vous n’ignorez pas que le Premier ministre provient de notre province. Prouver son impact personnel dans ces joutes électorales tant au Sud-Ouest que dans sa propre province est un enjeu », souligne tout de suite la tête de liste du Ioba.
Pour M. Méda, le bilan très positif, notamment dans l’accès des populations aux services sociaux de base, comme l’éducation, avec le nombre d’écoles sous paillotes résorbé, la construction de CSPS et l’accès à l’eau potable à travers des forages, parle de lui-même.
« La politique courageuse de gratuité des soins fait qu’aujourd’hui, personne ne refuse d’aller dans une formation sanitaire et avec la gratuité de l’éducation de base, personne ne refuse encore d’envoyer son enfant à l’école », fait remarquer le candidat du Ioba.
Pour lui, les attentes sont fortes par rapport au programme présidentiel et les populations de la province attendaient comme investissements structurants, le bitumage du tronçon Léo-Ouéssa et le démarrage des travaux de construction des barrages de Ouessa et de Diébougou.
Selon Nicolas Méda, le MPP dans le IOBA est bien établi, bien organisé avec une base solide pour dessiner les victoires certaines au soir du 22 novembre à travers son rouleau compresseur pour les élections couplées. Pour cela, le parti s’appuie sur les structures provinciales avec les cadres les plus compétents, les plus disponibles et les plus expérimentés.
« Au niveau des communes, nous avons laissé la priorité aux maires qui sont plus collés à la base d’organiser la campagne communale et nous aligner sur la stratégie nationale de campagne mais aussi faire une stratégie spécifique de notre province en tenant compte des réalités et du ressenti de la population », relève l’enseignant-chercheur. Et de poursuivre que cette stratégie spécifique, au-delà de la campagne de proximité qui sera privilégiée, va porter des propositions fortes sur quatre grandes questions : Comment construire notre cohésion sociale dans le Ioba à partir de nos valeurs culturelles ? Comment accompagner les communes pour une gestion vertueuse du développement à la base ? Comment arracher pour la province du Ioba des investissements structurants ? Comment accroître l’accès aux services sociaux de base des populations du Ioba ?